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Veuillez suivre la coquille XVII

  • Autorenbild: Carlito Thormann
    Carlito Thormann
  • 11. Apr. 2022
  • 3 Min. Lesezeit

Aktualisiert: 3. Jan. 2023


20.10.2021


Après avoir pris un petit déjeuner copieux avec Javier, nos chemins sont séparés à nouveau, car je suis parti bien avant lui.


J’ai commencé l'étape en longeant la plage pendant une petite heure, pour ensuite monter, continuant mon chemin le long des falaises, une fois de plus élevé au-dessus des vagues. Malheureusement, le temps nuageux obstruait la vue sur la mer cantabrique.


Ce matin-là, j’allais croiser plusieurs visages familiers. J’ai d'abord rattrapé puis dépassé les deux jeunes italiens, que j’avais vu à l’Abuelo Peuto pour la dernière fois. lls se sont réellement réjouis de me revoir, me prirent dans leurs bras comme un vieil ami. Cela peut paraître bizarre, mais cela m’as fait énormément de bien. C’était réconfortant, de ne pas juste voir de la bonne humeur, mais de la ressentir par un acte physique. La solitude, qui s’installait de plus en plus en moi au fil des kilomètres, se vit rétrécir lors de cette rencontre, ce qui compte encore aujourd'hui beaucoup pour moi.


Un peu plus tard, je suis passé à côté d’Oliver, l’allemand avec qui j’étais allé boire un verre à Laredo. Il était assis dans l’herbe au bord du chemin, accompagné d’un jeune homme, que je ne connaissais pas. Je les ai salué sans m'arrêter. Je dois avouer que je n’avais pas envie de continuer ma route avec eux. En plus, il n’était pas encore temps pour une pause de mon côté.


J’ai continué ma route en direction de Villaviciosa. Après la matinée passée au bord de la mer, je suis arrivé à Colunga, une petite ville que j’ai traversée sans m'arrêter. A la sortie de la ville, le Camino empruntait de larges chemins de campagne, qui traversaient plusieurs petites forêts.


Ce fut le dernier beau bout de chemin de la journée. En sortant du dernier petit bout de forêt, une longue partie d’asphalte m’attendait à bras ouvert. J’ai fini par arriver à Villaviciosa, en marchant sur des routes que je partageais avec le trafic, la plupart du temps soit à côté, soit au-dessus de l’autoroute.


A mon arrivée j’ai payé mon lit à la réception de l’auberge, avant de monter dans la chambre. La chambre était remplie de lits surélevés et de casiers. En m’installant, j’ai tout de suite reconnu le sac à dos, qui était sur le lit d’à côté. En sortant de la douche, je suis tombé nez à nez avec son propriétaire. Il s’agissait évidemment de José, qui me salua avec sa bonne humeur et son énergie débordante. Nous avons échangé en espagnol ce qui nous était arrivé, depuis que l’on s’était perdu de vue à Pendueles.


Il était quatre heures de l’après-midi et je n’avais pas vraiment mangé depuis le petit-déjeuner. Je suis alors allé faire des achats en ayant faim, ce qui est, c’est connu, quelque chose qu’il vaudrait mieux éviter. J’ai fini par acheter, en plus de mes provisions pour les prochains jours, une pizza et des pâtisseries. De retour à l'auberge, j'ai mis la pizza au four et quelques minutes plus tard, je mangeais avec José, qui s’était cuit des pâtes.


Après une sieste plus longue que dans mes habitudes, vers huit heures du soir, je me suis levé en ayant à nouveau faim. Je me suis alors souvenu d’avoir passé à côté d’un restaurant de burgers quand j’étais allé faire mes achats. Mes tongs aux pieds, je me suis alors mis en route. Le restaurant était complètement vide. J’ai passé quelques minutes à étudier la carte et à traduire quelques mots, avant de passer commande. Peu après, j'étais à nouveau assis à une des tables de la salle commune, en train de savourer mon dîner.


Après un court échange avec une jeune française, une fois de plus une discussion qui portait sur nos voyages respectifs, je suis allé me coucher de bonne heure. Je savais que le lendemain allait être plutôt rude et que chaque heure de bon sommeil vaut de l’or lorsqu'on est pélerin.


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