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Veuillez suivre la coquille VIII

  • Autorenbild: Carlito Thormann
    Carlito Thormann
  • 25. Jan. 2022
  • 3 Min. Lesezeit

Aktualisiert: 3. Jan. 2023



12.10.2021


Lors du petit déjeuner à l’auberge, j’ai fait la rencontre d’Oliver, un autre Allemand. Nous allions nous croiser encore plusieurs fois lors de mon voyage. On a parlé de tout et de rien, avant que je me sois mis en route vers huit heures.


Les premiers kilomètres du matin passaient par un long pont pour piétons et cyclistes. Le pont était construit au-dessus d’une des autoroutes les plus fréquentées de la côte nord de l’Espagne. Ça ne fait pas envie dit comme ça, mais c’était quelque chose de nouveau pour moi. Cela avait quelque chose de rafraîchissant ce matin-là.


Après le pont un long bout du chemin passait par un chemin de promenade. Au bout de plusieurs kilomètres, j’arrive à une magnifique plage, que je longe sur des planches de bois en guise de chemin. Puis j’ai emprunté un pont pour quitter la plage et rejoindre à nouveau des collines. Une petite demi-heure plus tard je suis arrivé, pour la première fois, à la frontière entre deux régions autonomes. Je quittai le pays basque pour entrer en cantabrie. Un petit panneau accroché à un arbre, tellement discret qu’il était facile de le rater, m’informa du passage de la frontière. J’avais beau avoir changé de province, les collines avec leurs montées restaient les mêmes. Heureusement qu’il en était de même pour la splendide vue sur la mer. Peu après, le troupeau de cycliste de la veille m’a dépassé, me souhaitant Buen camino, comme tous les pèlerins le font. Ils étaient bien plus habillés que lors de notre rencontre la veille…


Puis j’arrive à Ontón, petit village, qui donnait l’impression que des maisons avaient étés placées aléatoirement dans un bac à sable. C’était un endroit crucial de l'étape, car le chemin pour Castro Urdiales, ma destination finale du jour, se divisait en deux à cet endroit. Deux options s’offrent à moi. Soit je prends le chemin le plus long, qui mène par des collines pour descendre ensuite sur Castro Urdiales, soit je prends le chemin le long de la côte, qui est cinq kilomètres moins long. Sans trop hésiter, j’ai choisi de continuer le long de la côte.


Ce choix avait un défaut assez considérable, car les prochains kilomètres je me suis retrouvé sur une route principale. Pas sur le trottoir de la route principale, non SUR la route principale, car il n’y avait pas de trottoir. C’était une situation très stressante pour moi, je me sentais tout sauf en sécurité.


Le soulagement quand je suis arrivé à Castro Urdiales fut donc de taille. Je me suis baladé un peu dans la petite ville portuaire, avant de me poser sur un banc. Je contemplais la mer et les magnifiques édifices qui m’entouraient, tout en récupérant un peu. Puis je me suis levé et aventuré dans les ruelles étroites de la vieille ville.


Après avoir scruté mes options, je me pose à une table au milieu d’une ruelle bondée. Je commande à manger et me baigne dans l'anonymat que m’offre la foule. Quelques achats plus tard, je prends ma chambre à la Pension Jade, où je prends une douche avant de faire ma siesta quotidienne.


Je suis ressorti encore une fois en fin d’après-midi, pour acheter un souper. Je n‘était pas malheureux de pouvoir manger dans le calme dans ma chambre. L’épisode de la route principale m’avait vraiment coûté beaucoup d’énergie, le calme était donc très agréable ce soir-là.


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