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Veuillez suivre la coquille VI

  • Autorenbild: Carlito Thormann
    Carlito Thormann
  • 21. Jan. 2022
  • 3 Min. Lesezeit

Aktualisiert: 3. Jan. 2023

Un jour de repos bien mérité!




09.10.2021


Les premières heures de la journée je suis resté dans ma petite capsule. J’ai rentabilisé l’abonnement Amazon Prime qui était inclus dans le prix des deux nuits. Je m’étais réveillé très tôt et je n’avais pas encore envie de me lever, car j’avais toute la journée. Autant en profiter correctement donc.


Après avoir quitté l'hôtel, je me suis baladé sans but concret dans les rues de la ville, à la recherche d’un endroit où déjeuner. J’ai fini par choisir un petit bistro. Un petit déjeuner d’une petite pizza et un café m’a alors rempli le ventre pour la suite de la journée.


Je suis retourné à l’office du tourisme pour faire tamponner mon passeport du pèlerin fraîchement retrouvé, avant de me diriger en direction de la vieille ville.


En arrivant dans le casco antiguo je me suis rendu compte que j’étais pas assez habillé pour l’air froid du pays basque. Je portais un short, le seul pantalon, excepté celui pour marcher, que j’avais pris avec moi. Mes pieds n’avaient pas beaucoup plus chaud, car j’étais toujours en tongues. J’entre alors dans un magasin de sport. J'achète un pantalon chaud et confortable et le vendeur me demande s' il me faut un sac. J’ai répondu que non et il m'a donné le pantalon. Je vous laisse imaginer sa tête quand j’ai simplement enlevé mes tongues et mis le pantalon par-dessus mon short. -Quel drôle de gars, a-t-il sûrement dit à ses collègues, enfin j’imagine.


J’ai alors exploré la vieille ville, des ruelles encadrées par des magnifiques maisons et monuments. Après en avoir fait le tour, je décide de me rendre au prochain endroit que j’avais envie de voir: le musée Guggenheim.


Dans le musée, beaucoup de gens m’ont regardé avec un regard curieux. Je les comprends, on ne voit pas grand monde en tongues et en habits de marche dans ce genre d’endroit culturel. Mais cela m’était égal, je me sentais bien et de tout façon personne n’allait me reconnaître.


Les expositions étaient très intéressantes. L'exposition du moment se concentrait sur Alice Neel, une artiste américaine. Ses portraits de mères et de gens des quartiers pauvres de New York m’ont beaucoup plus. Ses tableaux me semblaient tellement proches du réel qu’il m’a semblé qu’ils avaient quelque chose de profondément humain.


Un autre artiste, dont les œuvres font partie de l’exposition permanente, m’a également beaucoup touché ce jour-là. L’artiste allemand Anselm Kiefer à créé des œuvres qui sont juste immenses, tant dans leur taille que dans leur impact sur le spectateur. Un tableau en particulier, montrant un homme couché sur un sol délabré sous une nuit noire. Cette œuvre suscita en moi un tel désespoir et une telle tristesse, que j’ai dû m'éloigner physiquement du tableau.


A midi je me suis posé dans un petit restaurant, avant de rentrer à l’hôtel. Sur le chemin je me suis arrêté à un magasin de nourriture italienne, où j’ai acheté de la lasagne faite maison. Après un passage dans une fruteria, des kiwis et des oranges se sont joints à mes achats.


Je suis resté le reste de l'après-midi dans ma capsule. Mon corps avait définitivement encore besoin de repos. J’aurais sûrement pu faire encore pleins de choses à Bilbao, mais j’étais content de ce que j’avais vu et je voulais être le plus en forme possible pour le jour suivant. Le soir j’ai fait cuire la lasagne dans le four de la cuisine commune, avant de retourner dans ma capsule. Ce fut, pour résumer, un jour de repos amplement réussi.


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