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Vue sur quai

  • Autorenbild: Carlito Thormann
    Carlito Thormann
  • 12. Dez. 2023
  • 1 Min. Lesezeit

Une lumière dans une petite fenêtre,

Dans un coin du vieux bâtiment.

Il est assis à son bureau, feuille blanche,

Stylo à la main, recroquevillé sur son être.

 

A nouveau – le bruit retentit,

Un train passe sur le quai,

Fait trembler les murs,

Voilà pourquoi il fuit son lit.

 

Bravant les heures de la nuit,

Rythmées par les bruits métalliques des rails,

Il tente d’écrire des mots, des phrases,

Afin de rendre supportable l’insomnie.

 

Ce qu’il écrit n’a que peu de sens,

Ni queue ni tête, mais au fond,

Cela lui est bien égal,

Il écrit sans chercher de pertinence.

 

Le voilà à nouveau – le bruit.

Le train vient de l’autre côté cette fois,

Faisant trembler les murs de la chambre.

Il pose son stylo, prend la feuille, lit.

 

Sur la feuille – en ordre aléatoire – les mots,

Ses mots, les reflets de sa profondeur.

Il finit par y voir un sens, tout à lui.

Des larmes coulent à flot.

Il ne remarque pas le train suivant.

Sa vue brouilée de larmes.

Le bruit s’éteint – un voyage débute.

Un moment souvent répété, redondant.

 

Rempli d’une frustration froide,

Il s’empare de la feuille, la déchire,

Lentement, ses joues humides de tristesse.

Il se lève, sort sur son petit balcon.

 

Longtemps il va rester là, muet.

Attendant un nouveau départ,

Qui ne viendra pas, le laissant espérant,

Le laissant seul avec son souhait.

 

Il finit par les lâcher, les laisser flotter,

Les confettis qui restent de ses mots.

Il les regarde se poser sur le quai.

Ses peurs ne lui avaient pas étés ôtées.

 



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